Quoi de mieux qu’une région authentique pour se ressourcer ? Dans les Cévennes ardéchoises, loin des tracas d’un monde trop pressé, il est permis de lâcher prise. Ce pays de rivières, de forêts et de villages de charme offre à chacun sa décontraction heureuse pour recharger ses « accus ». Avec un cadeau : les habitants qui vivent ici à l’année et ont sculpté les paysages pour en extraire les meilleurs produits du terroir, partagés en toute convivialité sur les marchés et les tables locales.

Une nature virginale pour un ressourcement total

C’est un territoire du sud mais un sud rare, intime, préservé des travers d’un tourisme de masse. Ici, la nature est reine. Elle jaillit des forêts de châtaigniers, des vallées profondes, des torrents, des falaises, des plateaux… Une nature virginale, peu peuplée, propice à l’abandon. Oui, les Cévennes d’Ardèche sont un territoire d’oubli. Non pas de ce qu’elles sont, leur identité est solide comme la pierre ! Mais l’oubli d’un monde survolté, générateur de stress et d’anxiété.

Les Cévennes d’Ardèche sont le territoire du ressourcement, du temps suspendu, de la reconnexion à soi… Dans les gorges de Chassezac, le bois de Païolive, le massif du Tanargue, sur les géosites UNESCO du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, bref, partout où la nature explose dans sa plénitude, le visiteur peut laisser filer le temps et confronter ses sens à l’harmonie des choses. C’est cela, le green break !


Vue sur les gorges de Chassezac, corniche du bois de Païolive - ©G. Giuglio/hemis.fr

 

« Rando », ânes, vélo, parapente : priorité aux modes doux

Ressourcement ne veut pas dire inaction. Mais plutôt que de pratiquer un sport intense, laissez-vous envahir par la lenteur d’une randonnée douce, d’une balade avec un âne, d’une échappée à vélo vivifiante…

A pied, la nature des Cévennes d’Ardèche livre des panoramas grandioses, des bourgs cachés, des forêts ombragées, des montagnes sauvages, des rivières oubliées... et tout l’éventail du patrimoine local : dolmens, granges, cabanons, moulins… Chaque saison apporte sa couleur et ses parfums. Les itinéraires, de 4 à 15 km, proposent des dénivelés de 200 à 800 mètres maximum. Une quarantaine est balisée. Exemples ? La randonnée de la Grotte du Renard, pour découvrir les gorges de Chassezac ; celle du sentier des Lauzes, dans la vallée de la Drobie ; l’exceptionnel Tour du Tanargue par le col de Meyrand (1 371 m), sur la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée. Vous pourrez parcourir ces sentiers en autonomie ou en compagnie d’accompagnateurs en moyenne montagne et d’animateurs Natura 2000.

Et pourquoi ne pas partir avec un âne ? Après tout, c’est dans les Cévennes que Stevenson a voyagé avec l’un d’eux, popularisant cet animal de bât comme compagnon de route. Sobre et courageux, il peut porter jusqu’à 40 kg de bagages. Idéal avec des enfants. Des circuits sont proposés par le prestataire Le Petit Ane Bleu. Ils font découvrir en autonomie quantité de villages et de rivières cévenols. Depuis le gîte La Fage, à Montselgues, un autre prestataire propose la découverte des Cévennes et de la montagne ardéchoise. De l’itinérance au grand air, avec un « guide » à quatre pattes infatigable.

A vélo aussi, les Cévennes d’Ardèche se dégustent en mode green. Voie douce entre Saint-Paul-le-Jeune et Beaulieu pour une virée familiale, circuit Les Vignes de Rosières pour une escapade en tribu, circuit Le Pont de l’Île pour pique-niquer au bord de l’eau… Rivières, forêts et versants cultivés offrent 1 000 occasions d’échappées belles. Et sur la route, les spécialistes vous accompagnent : Cycles Amc7 loue, conseille et répare ; Ardèche Vélo guide ceux qui veulent pédaler en apprenant...


S'évader à vélo, à travers les vergers et les champs de lavande - ©J. Arnold/Images/hemis.fr

Dans l’air, chacun peut se reconnecter aux éléments ! Aux Vans et à Saint-Mélany, les écoles Barbule et Parapente 07 proposent des formules de vols en biplaces pour survoler les paysages, dont ceux du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche. Inoubliable.

Enfin, l’eau sur le relief des Cévennes d’Ardèche a creusé quantité de galeries souterraines. La « spéléo » est ici en terrain conquis et vous pourrez, en famille ou entre amis, vous initiez à ce monde du silence. Cela peut être dans les grottes aménagées le long du sillon de la rivière Ardèche. Mais surtout dans d’autres cavités où des guides-moniteurs diplômés vous feront découvrir, en mode loisir ou sportif, les mystères du sous-sol : promesse de voyages fantastiques et sécurisés dans les étroitures, les boyaux et les cavernes, tout en apprenant l’histoire géologique locale. Des noms ? Les grottes de la Dragonnière de Banne, de Peyroche, de la Fontaine du Vedel, de la Cocalière

 

Des hébergements à haute valeur de partage

En Cévennes d’Ardèche, pas de palace ni de cinq étoiles Luxe. L’accueil est exclusivement à dimension humaine. La démarche revendiquée est le partage d’expériences et le « tourisme cocooning », avec des hébergements qualitatifs respectant l’environnement.

Hôtels, gites ou chambres d’hôtes : une série d’entre eux s’est rangée derrière une charte qui privilégie la construction avec des matériaux naturels, l’offre de bien-être et parfois la mise à disposition d’une bibliothèque thématisée « nature ». Objectif : proposer une parenthèse authentique.

Côté chambres d’hôtes et gîtes, le green break est au rendez-vous : au Mas des Monèdes, dans une ancienne magnanerie ; au Mas du Tracol, dans une ex chèvrerie, avec sauna japonais et massages ; à La Petite Cour Verte, une bastide d’hôtes du 17e s. avec spa, au milieu des châtaigniers ; à La Bastide d’Aguyane, devant une piscine chauffée dominant un paysage de terrasses… Zénitude assurée aussi aux Gîtes de Kashiwa, univers japonisant dans des constructions en bois. Et pour les amoureux d’exotisme, cap de juin à septembre sur le tipi du Petit Âne Bleu, aux Vans, au cœur d’une ferme agroécologique.

Si l’hôtel correspond mieux à vos attentes, pas de souci : le Mas de la Baume et l’Auberge Les Murets, entre autres, vous attendent. Le 1er déploie onze chambres trois étoiles dans une ancienne ferme fortifiée du 17e s. Le second, 10 chambres rénovées et 6 neuves avec piscine chauffée et spa extérieur, offre aussi en trois étoiles un cadre de charme, entre vieilles pierres, nature et table de haute volée.

 

De la ferme à la table, reprenez des forces vives

Parce que l’hébergement va avec les repas, passons côté cuisine. Assez des plats aseptisés, calibrés, micro-ondés ? Venez goûter la cuisine ardéchoise et faites le plein de saveurs ! La table des Cévennes d’Ardèche est d’abord la rencontre avec les hommes et les femmes passionnés qui la concoctent. La transmission du terroir tient ici une place vitale.

La preuve ? Marchés de producteurs à Sablières, Saint-Mélany, Beaumont, Laboule… marchés hebdomadaires à Joyeuse, Les Vans, Berrias, Lablachère… boutiques gourmandes sur tout le territoire… Bref, en matière d’échanges avec les producteurs, le choix est vaste.

Et puis, il y a les fêtes ! Dans ce territoire berceau de la châtaigne, les Castagnades constituent un événement identitaire fort. Sous cette appellation créée il y a plus de 20 ans, une dizaine de fêtes sont proposées en octobre dans les villages castanéiculteurs, à Joyeuse, Saint-André-Lachamp... Une vraie rencontre, gourmande et festive. Intégré aux Castagnades, le Salon Gourmand de Joyeuse en est l’un des temps forts : des châtaignes, oui, mais aussi du folklore, des dégustations, des jeux... Une fête 100% sud-ardéchoise ! D’autre événements, bien sûr, rythment l’année, à l’image de la Semaine du Goût à Castanea (également en octobre) ou la Fête de la Vigne et du Vin à Orgnac-l’Aven.


Espace découverte de la châtaigne d'Ardèche - ©L.Clara-ADT07

Vous pouvez aussi rencontrer ces ardéchois chez eux. Bienvenue chez une dizaine de viticulteurs, oléiculteurs, maraichers, éleveurs de chèvres, apiculteurs, castanéiculteurs… Ils ouvrent leurs portes pour partager leur savoir. Et quand arrive l’heure du repas, pas de problème : les restaurants ont pignon sur rue. Ne manquez pas les tables 100% locales : L’Auberge de Chanaleilles et Le Grangousier aux Vans ; la Maison de Nany et Les Cèdres à Joyeuse ; L’Auberge Les Murets à Chandolas ; le restaurant Chez Yvette et Gilles à Saint-Mélany ; la table paysanne Lou Palet à Malons-et-Elze. Produits bios, recettes revisitées : c’est sûr, vous allez aimer le goût (re)vivifiant des Cévennes. Et même avec un tablier autour de la taille, avec des cours de cuisine « made in Ardèche ».

 

Artistes, artisans d’art : laissez éclater votre créativité

Est-ce un hasard ? Beaucoup d’artisans d’art sont installés dans les Cévennes d’Ardèche. Sans doute y trouvent-ils l’inspiration et la sérénité que cherchent les touristes en séjour. A Joyeuse, petite cité au nom optimiste labellisée Ville et Métiers d’Art, un collectif a redonné vie à la Grand Rue. D’anciennes échoppes sont devenues des ateliers-boutiques. Verriers, décorateurs, artisans du cuir… ouvrent leurs portes et partagent leur savoir-faire.

Ailleurs aussi, on invente ou réinterprète les traditions. C’est le cas en poterie, sculpture, travail du bois, de la pierre… Allez à Chandolas, à la pépinière Pépit’Art. Découvrez aux Vans un atelier de sérigraphie, à Montselgues un créateur de bijoux d’art, à Berrias-et-Casteljau un savonnier écolo-friendly, aux Salèlles un tourneur sur bois… En mode vert et relax, les Cévennes d’Ardèche insufflent du bonheur et de la légèreté à tous ses visiteurs.

 

Article sponsorisé

 

L'auteur

Philippe Bourget

Journaliste free lance, auteur, je parcours le monde depuis 15 ans pour la presse tourisme grand public et économique. Géographe de formation, je me passionne pour la nature autant que pour les liens que tissent les peuples avec leurs territoires.

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Les sites cités dans ce reportage

Corniche du Chassezac Corniche du Chassezac
Corniche du Chassezac
Mazet-Plage
1h00
Massif du Tanargue Massif du Tanargue
Massif du Tanargue
Jaujac
1h00