Campagnarde et montagneuse, provençale et rhônalpine, le territoire se vit – passionnément ! – en mode terroir et découverte. A vélo ou en « rando », au restaurant ou en voiture, les paysages magnifiques et les saveurs subtiles rivalisent avec la qualité des rencontres humaines.

Agritourisme, en direct avec les producteurs ardéchois

Déguster un fromage chez un chevrier, séjourner dans un gîte à la ferme, se balader dans une châtaigneraie… Dans une société soucieuse d’environnement et de santé alimentaire, le « retour aux sources » gagne du terrain. Attachée depuis toujours au terroir et à ses valeurs durables, l’Ardèche offre aux visiteurs cette quête d’authenticité.

D’anciennes générations ou néo-paysans, les agriculteurs travaillent souvent en mode familial. Ils évitent les productions intensives. La preuve avec les fermes « bios » et les trois AOP du Picodon, de la châtaigne et du fin gras du Mezenc. S’y ajoutent les AOP viticoles Côtes-du-Rhône et Côtes-du-Vivarais. Ce respect de la nature se double d’une passion pour la transmission. C’est la raison pour laquelle beaucoup ouvrent leurs portes aux visiteurs et que l’agritourisme connait ici un véritable engouement.


L'Ardèche, premier département français producteur de châtaignes - ©A.Renaud-Goud-ADT07

En Ardèche, près d’une trentaine de sites ont conçu des offres agritouristiques. Elles consistent en une rencontre attentive avec un producteur. Initiations à la fabrication de produits, balades guidées sur des domaines viticoles, séjours dans des écogîtes… Dans cette Ardèche au goût de sud, les offres révèlent les produits du territoire : fromages, châtaigne, miel, vin, huile d’olive…

Avec le Picodon, la visite de fermes caprines est un top de l’agritourisme ardéchois. Traite des chèvres, balades dans les pâturages, goûters, soirées contées… Vous saurez tout sur l’art d’être chevrier ! (Ferme Boulon, Chèvrerie Laurent...). La pleine nature, ce sont aussi les châtaignes. Un produit culte de l’Ardèche. Sentier découverte, visite d’un atelier de traitement, dégustation de crêpes à la farine de châtaigne… trois producteurs se sont retroussé les manches pour faire partager leur activité aux touristes.

Le miel est également une longue tradition et plusieurs apiculteurs partagent leur savoir-faire. Au menu : plongée dans les secrets de la gelée royale, visite des ruchers, gîte « apicole » pour vivre près des abeilles...

Parlons aussi de l’huile d’olive. Son retour en grâce s’appuie sur de bonnes conditions climatiques. Des producteurs emmènent le public dans les oliveraies et les ateliers d’extraction. D’autres accueillent des hôtes dans des gîtes écologiques, proposent des tables d’hôtes et même un spa. Le goût pour la tradition ou l’innovation pousse enfin des agriculteurs à entretenir des cultures inédites : dégustation du rare fin gras du Mézenc ; découverte d’une ferme de spiruline ; visite de safranières et de truffières… (plus d’infos sur Ardèche Guide).

N’oublions pas le vin ! Au menu : balades accompagnées sur les sentiers viticoles d’Ardèche Hermitage ; tours en gyropodes dans les vignobles de Saint-Péray et de Cornas ; visite spéléœnologique dans la grotte de Saint-Marcel, où des vignerons font vieillir leur vin ! (plus d’infos sur Ardèche Guide).

Quant à la nature, il n’y a qu’à se baisser pour en cueillir ses bienfaits : « rando » avec une herboriste à la recherche de fleurs sauvages ; dégustation de produits du jardin ; séances de distillation de plantes médicinales… Oui, l’Ardèche est un… remède. De la rencontre avec ces femmes et ces hommes passionnés naît le goût du partage.

 

Des itinérances en voiture ou à pied, pour toutes les envies

Gorges, plateaux, vallées, forêts… la variété des paysages ardéchois se prête aux « transhumances » conviviales, en famille et entre amis. A pied et en voiture, chacun à son rythme, les circuits  immergent dans des décors splendides. Une nature à l’état brut qui s’accorde avec l’idée de « voyager autrement », celle qui prend la peine de regarder le temps qui passe…

Les gorges de l’Ardèche constituent un vrai motif d’itinérance. Entaillant le plateau calcaire, la rivière se faufile plein est jusqu’à la vallée du Rhône. En voiture, cela justifie un itinéraire de 4 jours. De Viviers à Bourg-Saint-Andéol, la 1ère étape transporte jusqu’aux hôtels particuliers de la cité bourguesane. Le lendemain, cap sur la grotte de Saint-Marcel-d’Ardèche et les 11 belvédères des gorges. Le 3ème jour est réservé à la baignade près de l’arche minérale de Pont d’Arc et à la visite de la grotte Chauvet 2-Ardèche, réplique de la cultissime grotte rupestre. Le dernier jour, enfin, plongée dans l’Aven d’Orgnac, à 121 m de profondeur.


L'Aven d'Orgnac - ©Ch. Handl/imageBROKER /age fotostock

Une variante permet de découvrir en 3 jours les gorges de l’Ardèche et les charmes de bourgs anciens (Saint-Montan ; village perché de Saint-Thomé…) ainsi que des paysages que l’on croyait réservés à la Provence : les champs de lavande, entre Larnas, Gras et Saint-Remèze (musée de la Lavande) !

En voiture enfin, le territoire a concocté un itinéraire de 3 jours à la rencontre des saveurs ardéchoises. Un parcours ponctué d’étapes 100% terroir. Les sites recensés disposent tous du label Etapes Savoureuses en Ardèche.  Au menu : découverte du Picodon ; visite d’une brasserie et d’une conserverie artisanale ; dégustation de vin ; repas dans des restaurants de terroir…

A pied, pas besoin d’être prophète pour deviner qu’avec sa nature, l’Ardèche se prête à mille randonnées. L’une d’elles constitue un point d’orgue : le tour du Tanargue. En 5 jours, cet itinéraire de 62 km plonge au cœur d’un massif sauvage aux influences méditerranéennes.

 

L’Ardèche à vélo, voies douces et sportives


©J. Arnold/Images/hemis.fr

Le vélo est si emblématique de l’Ardèche qu’il exige un chapitre à lui seul ! A cheval entre Drôme et Ardèche, la Via Rhôna suit le fleuve sur un itinéraire réservé 100% au vélo. Un périple de 4 jours y livre toutes les richesses de la vallée : Tournon-sur-Rhône ; Tain l’Hermitage et sa Cité du Chocolat ; le château de Crussol ; le site archéologique (grotte et musée) et le jardin des trains ardéchois à Soyons ; La Voulte-sur-Rhône ; les villages perchés ; la cité épiscopale de Viviers ; Bourg-Saint-Andéol

Un autre itinéraire sur la Via Rhôna, plus familial, découvre ses aspects ludiques - idéal avec les enfants ! En quatre jours, à raison de 20 à 35 km par jour, il conduit de Tain l’Hermitage à Bourg-Saint-Andéol. Au passage : la Cité du Chocolat ; la base de loisirs de la Roche de Glun ; les grottes de Soyons ; la passerelle himalayenne de Rochemaure ; la Ferme aux Crocodiles de Pierrelatte

La Dolce Via est l’autre trésor cycliste de l’Ardèche. Cette voie verte inédite utilise une ancienne voie ferrée, dans la vallée de l’Eyrieux. En trois jours, le 1er itinéraire dévale la vallée depuis Saint-Agrève, à plus de 1 000 m d’altitude, jusqu’à la Via Rhôna. La Dolce Via enchaine tunnels, viaducs et passage de gorges. Ce décor exceptionnel révèle châteaux, châtaigneraies… A la sortie, on pédale jusqu’au Pouzin, au milieu des vergers.

Autre option : enchainer voie verte de la Payre, Via Rhôna et Dolce Via. Plus sportif, ce parcours de 100 km démarre à Privas et s’achève à Lamastre. Le 1er jour est consacré à la voie verte de la Payre, aménagée sur l’ancienne voie ferrée Privas-Vallée du Rhône. Au programme : ponts, passerelles et tunnels ! Le 2ème jour, cap sur la Via Rhôna, pour rejoindre La Voulte-sur-Rhône. Puis retour dans les hautes terres par la Dolce Via et les gorges de l’Eyrieux. Le 3ème jour conduit à Lamastre, dans les Monts d’Ardèche.

 

Gastronomie, avec les étoilés de l’Ardèche

La richesse des terroirs ardéchois se découvre avec les papilles. Et ceux qui révèlent le mieux sa quintessence sont les chefs étoilés. Ils sont cinq en Ardèche. Enfin, quatre mais le 5ème est tellement associé au terroir ardéchois qu’on lui pardonne d’être à la frontière, côté Drôme. Tous possèdent une étoile Michelin.

Près de Valence, cap sur Charmes-sur-Rhône et Le Carré d’Aléthius. Dans ce beau village médiéval, le chef Olivier Samin travaille une cuisine élaborée, dans un décor moderne et délicat. L’été, manger sur le patio est un moment délicieux. Vers Aubenas, les épicuriens sont à la fête. A l’Auberge de Montfleury, la cuisine généreuse du chef Richard Rocle a fait mouche auprès du célèbre guide. Les clients sont conquis par les plats créatifs réalisés à partir de produits de saison. Près de là, à Vals-les-Bains, le bien nommé Le Vivarais honore aussi les produits locaux. Stéphane Polly, chef talentueux, excelle dans l’art de préparer le fin gras du Mézenc, l’agneau de pays ou la truffe.

Cap au sud du département, dans les Cévennes ardéchoises. Aux Vans, Likoké constitue une adresse étonnante. Le chef belge, Piet Huysentruyt, délivre une cuisine d’esprit… afro-ardéchois. Elle mêle intelligemment les saveurs locales et le rappel de l’Afrique. En regagnant la vallée du Rhône, il faut rendre hommage à la cuisine de Michel Chabran. Ce chef confirmé, à la tête de la Grande Table, à Pont-de-l’Isère, est un formidable interprète du terroir ardécho-drômois. Un crochet chez lui est toujours un moment de plaisir.

 

Article sponsorisé

 

L'auteur

Philippe Bourget

Journaliste free lance, auteur, je parcours le monde depuis 15 ans pour la presse tourisme grand public et économique. Géographe de formation, je me passionne pour la nature autant que pour les liens que tissent les peuples avec leurs territoires.

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Les sites cités dans ce reportage

Gorges de l'Ardèche Gorges de l'Ardèche
Gorges de l'Ardèche
Vallon-Pont-d'Arc
1h00
Pont d'Arc Pont d'Arc
Pont d'Arc
Vallon-Pont-d'Arc
0h30
Grotte Chauvet 2 - Ardèche Grotte Chauvet 2 - Ardèche
Grotte Chauvet 2 - Ardèche
Vallon-Pont-d'Arc
0h30
Aven d'Orgnac Aven d'Orgnac
Aven d'Orgnac
Orgnac-l'Aven
1h30
Crussol Crussol
Crussol
Valence
1h00
Grottes de Soyons
Grottes de Soyons
Soyons
1h00
Corniche de L'Eyrieux Corniche de L'Eyrieux
Corniche de L'Eyrieux
Vernoux-en-Vivarais