Vous êtes amateur d’art ? Voici une étape à inscrire de toute urgence dans votre agenda. D’un côté un ancien hospice fondé au 12e s. et ses collections archéologiques. De l’autre, une aile moderne dédiée à l’art contemporain. Un voyage dans le temps au cœur des paysages indolents de la Champagne berrichonne.

Côté patrimoine

Dans les bâtiments historiques, voyez l’immense salle des malades et la chapelle, toutes deux datées du 15e s. La chapelle conserve un des chefs d’œuvre du musée : l’arbre de Jessé, un foisonnement de personnages sculptés à la fin du 15e s. qui représentent la généalogie mythique du Christ. Dans les salles adjacentes, parures, objets en or et en argent, armes… découverts dans la région témoignent de la civilisation celte de 800 à 100 avant notre ère. Grimpez à l’étage pour découvrir un petit format sur cuivre de Brueghel de Velours, représentant un naufrage.

 

Art contemporain

Plusieurs donations, une politique d’acquisition et l’opiniâtreté de la municipalité depuis plusieurs décennies, ont fait du musée d’Issoudun un pôle régional majeur pour l’art contemporain. A voir :
- Le salon de Leonor Fini (1908-1996) reconstitué à l’identique avec sa décoration Art nouveau qui voisine avec les œuvres de cette artiste d’origine italienne, amie des surréalistes qui fut aussi décoratrice de théâtre. Le dessin de la moquette est de sa main.
- La collection Fred Deux et Cécile Reims. L’un dessinateur et écrivain, l’autre graveuse, tous deux avaient choisi le calme de la campagne berrichonne avant de léguer leurs œuvres au musée d’Issoudun. Elles sont présentées par roulement dans le cadre d’expositions temporaires.
- La donation Zao Wou-Ki. En 2015, le musée a reçu la collection particulière de ce peintre d’origine chinoise (1920-2013). Un total de 90 œuvres signées de 58 artistes : vous y retrouverez le gratin de la création artistique des années 1950-60, Alechinsky, Dubuffet, Mathieu, Soulages et aussi Picasso, Paul Klee, Max Ernst...
- La collection océanienne. Dernière surprise du musée : une collection d’un millier d’objets de Papouasie-Nouvelle Guinée, ramenés par les missionnaires de la Congrégation du Sacré Cœur, fondée à Issoudun en 1854.

 

Et encore…

Prenez aussi le temps de flâner dans Issoudun, visitez la tour Blanche pour visionner l’audiovisuel qui raconte l’histoire de la ville et n’oubliez pas de gouter la spécialité locale, les massepains d’Issoudun.

 

Informations pratiques

Musée de l’Hospice Saint-Roch

 

L'auteur

Françoise Rault

Parisienne de naissance et de cœur, ayant parcouru le monde, du Brésil à l’Italie, j’aime désormais arpenter les routes d’Europe et de France. Découvrir des villes et lieux inattendus, aller à la rencontre des habitants : une passion que j’aime partager avec les lecteurs des Guides Verts Michelin.

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Issoudun