Dubrovnik est l’un des plus beaux joyaux du patrimoine culturel mondial. Ancrée sur un rocher, enchâssée dans un écrin de remparts, baignée par une eau turquoise, la célèbre ville de Croatie mérite bien son titre de « perle de l’Adriatique ». Cette petite oasis de pierre, âgée de plus de mille ans, séduit d’emblée par son harmonie architecturale. Mais Dubrovnik n’en est pas pour autant une ville figée. Particulièrement animée l’été, elle est parsemée de terrasses où il fait bon profiter du temps qui passe.

Une beauté au passé douloureux

Face à tant de beauté, bien malin est celui qui devinerait que le passé de cette ville est à la fois extrêmement riche et terriblement dramatique. Ancienne puissance méditerranéenne, rivale de Venise au XIIIe siècle, Dubrovnik est en effet pratiquement anéantie en 1667 par un tremblement de terre. La ville est alors entièrement reconstruite dans le style baroque.
Quelques siècles plus tard, après l’indépendance de la Croatie, l’armée yougoslave assiège Dubrovnik. Entre octobre 1991 et juillet 1992, les bombardements font une centaine de victimes et endommagent gravement le patrimoine historique de la cité. La solidarité internationale lui permet heureusement de recouvrer rapidement sa splendeur d’antan.

La porte Pile, la plus imposante des deux portes de la vieille ville, est le point de passage obligé pour entrer dans Dubrovnik. Dès les remparts franchis, le regard est attiré par le dôme de la fontaine d’Onofrio, du nom de son créateur, qui occupe le centre d’une petite place. Achevé en 1438, ce monument emblématique de la ville était alimenté par une source située à une douzaine de kilomètres.

Sur la place, l’église Saint-Sauveur, la seule à avoir été épargnée par le séisme de 1667, est l’unique église Renaissance de Dubrovnik. Sa voisine immédiate, l’église des Franciscains, présente un magnifique portail gothico-Renaissance surmontée d’une Piéta.

 

Magique et inoubliable Placa

Le monastère des Franciscains qui jouxte les deux églises mérite une visite. Le musée recèle les souvenirs de la plus ancienne pharmacie du pays. Créée en 1317, elle est toujours en activité aujourd’hui. 
Axe principal de la vieille ville, Placa, appelée aussi Stradun, relie les deux portes de la ville d’est en ouest. Dallée de calcaire et bordée de demeures magnifiques aux façades claires, elle est le lieu de promenade favori des habitants comme des touristes. Sa remarquable unité architecturale et son style baroque très sobre sont dus à l’uniformité de matériaux, de hauteur et de façade imposée par les autorités après le tremblement de terre.
À deux pas de Placa, War photo limited, musée de la photographie de guerre en Croatie, montre la guerre à travers le regard de photographes réputés. Lieu de témoignage, en dehors de toute exigence esthétique ou idéologique, cet espace d’exposition souhaite simplement sensibiliser et éduquer le public.
Au bout de Placa, la place de la Loge est l’ancienne place du marché. S’y dresse la colonne de Roland, un chevalier qui, selon la légende, aurait sauvé la ville des Arabes avec son épée Durandal. Il reste le symbole local de liberté.

 

La cité des palais et des monastères

Reconnaissable à sa galerie à arcades, le palais Sponza, construit au XVIe siècle, abritait la douane et les ateliers monétaires de la ville. Cet édifice exceptionnel, qui a survécu au tremblement de terre de 1667, témoigne de l’architecture dalmate du début du XVIe siècle, époque qui mélangeait élégamment le gothique flamboyant et le style Renaissance. Le bâtiment abrite aujourd’hui les archives municipales, mais on peut en visiter la cour.
 
Dédiée au patron et protecteur de la ville, l’église Saint-Blaise présente un contraste saisissant avec la sobriété de Placa. Cet édifice baroque à la façade richement ornée et à l’impressionnant perron abrite une statue gothique de saint Blaise en argent doré.
 
Plus loin, le Gradska Kavana (Café de la Ville) occupe le rez-dechaussée du théâtre municipal. C’est une institution locale pour sa terrasse ou les locaux aiment à refaire le monde.
 
Le palais du Recteur, où siégeait le gouvernement local, propose un étonnant mélange de tout ce qui a fait l’histoire de la ville. Forteresse défensive au Moyen Âge, il fut reconstruit dans le style gothique raffiné du XIVe siècle, puis en partie en style Renaissance après une explosion.
 
Au sud-est de la cité, la cathédrale baroque de l’Assomption a été érigée en hommage à la Vierge par Richard Coeur de Lion. Conservé dans une petite pièce au décor surchargé d’angelots et de dorures, le trésor de la cathédrale est le point d’orgue de la visite. On y admire les reliquaires de saint Blaise. Réalisés en or, émaux et filigrane, ils constituent les plus beaux éléments d’une fabuleuse collection.
 
Au nord-est, le monastère dominicain a une allure de forteresse tant il semble intégré aux remparts. À l’écart de l’agitation de la rue, le cloître, qui cerne un jardin d’orangers et de palmiers, est l’un des lieux les plus magiques de la ville.

 

À ne pas manquer

Balade sur les remparts

Impossible de quitter Dubrovnik sans avoir fait le tour de ses célèbres remparts. L’accès se fait près de la porte Pile. Du haut de ces murs on domine la ville, ses toits de tuiles rondes, ses ruelles escarpées, ses églises, ses multiples escaliers et passages.

Une excursion dans les îles

Quittez Dubrovnik pour la journée pour rejoindre les îles en bateau. 
Au programme : balade, baignade et farniente…

 

Informations pratiques

Office de tourisme de la ville de Dubrovnik

La perle de l’Adriatique

Les sites cités dans ce reportage

Vieux port de Dubrovnik
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Dubrovnik
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Remparts de Dubrovnik Remparts de Dubrovnik
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Cathédrale de l'Assomption de Dubrovnik
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