Difficile quand on se balade à Bali de ne pas croiser un temple à visiter ! Difficile aussi de ne pas s’intéresser à l’artisanat local et à tout ce que les restaurants servent de bon : la cuisine indonésienne réserve de fabuleuses surprises…

L’île de Bali est à peine plus petite que la Corse : on la parcourt facilement, bien que la qualité des routes ne soit pas terrible (une journée suffit pour en faire le tour en voiture). On loue pour se déplacer un scooter ou une petite japonaise (de 150 000 à 200 000 Rp/jour sans le carburant, de 350 000 à 600 000 Rp avec chauffeur*). On peut préférer le vélo (de 20 000 à 30 000 Rp) ou emprunter les transports en commun : les trajets en bemo, un minibus systématiquement bondé, ou en bus ne coûtent que quelques milliers de rupiahs (on va partout en passant parfois de l’un à l’autre).

Bali se trouve entre Java et les îles de la Sonde, dont font partie Gili et Lombok (facilement accessibles), Timor et Komodo (plus à l’ouest), où vit le célèbre dragon : l’archipel indonésien se compose de 13 677 îles ! Il serait dommage dans ces conditions de ne pas prendre le bateau, au moins pour rejoindre Gili, l’île hors du temps, sans voitures ni mobylettes (juste des vélos et de petites charrettes à cheval appelées cidomo, prononcez « tchidomo ») : « quelques heures » de ferry ou de bateau suffisent (départ et durée aléatoires, mais traversée sportive)…

Sur les îles Gili, les plages sortent tout droit d’un présentoir de cartes postales, avec leurs eaux turquoise, leur sable blanc et l’ombre des palmiers qui les bordent. Les amateurs de plongée s’en mettront plein les yeux : poissons multicolores, tortues de mer, raies manta… Ceux qui plongent en surface avec masque et tuba en profiteront aussi, sans trop s’éloigner du rivage, tandis que les autres ne feront rien, et le feront bien : c’est aussi parfois bien agréable.

 

Brèves de Bali

L’île, une ancienne colonie néerlandaise, se conjugue et se découvre en trois épisodes : les plages de l’océan Indien, les rizières de l’est et du centre surplombées par les volcans (le Gunung Agung culmine tout de même à 3 142 m) et les stations balnéaires du nord, souvent négligées par les touristes, comme Lovina (ne pas rater la plage de Kalibukbuk), Pemuteran (idéale pour la plongée) ou Singaraja (seconde ville de Bali après Denpasar, la capitale) : empruntez sans hésiter la route côtière pour les découvrir !

 

Temples de Bali

Partout, des temples (pura) et des autels dédiés à Brahma, Shiva et Vishnu, ou des offrandes à Sanghyang Widi, le dieu suprême des Balinais : on trouve dans chaque village au moins trois temples (à chacun sa fonction : son emplacement est défini par un savant alignement sur les montagnes, la mer ou le soleil levant), auxquels il faut ajouter les temples familiaux et les temples claniques.

Il serait dommage de ne pas visiter le temple d’Ulawatu (sur la péninsule de Bukit), le Pura Tirta Empul (à Tampaksiring, au nord-est d’Ubud), le Pura Batukau (sur les pentes du Gunung Batukau, deuxième plus haut sommet de Bali), le Pura Kehen (à Bangli) et le Pura Maduwe Karang (au nord, à Kubutambahan) : ils sont considérés comme les plus beaux de l’île !

 

Ubud la route…

Ubud est un point de départ idéal pour visiter l’île : on déambule sur Jalan Raya Ubud – la Main Road –, on visite la Monkey Forest (www.monkeyforestubud.com) et le village d’artistes de Penestanan. On emprunte la Jalan Raya Penestanan à l’ouest du pont de Campan et l’on se faufile dans le canyon de la Sungai Blangsuh. La Sungai Ayung – sungai veut dire « rivière » – est la plus réputée pour le rafting !

Ubud est restée relativement authentique, contrairement à Kuta, qui accueille un flot ininterrompu de touristes australiens en bermuda, peu discrets et parfois alcoolisés. On assiste à Ubud, village d’artistes par excellence, à des spectacles quotidiens de danse et de musique. On peut aussi suivre des cours d’initiation à la danse, à la peinture, à la cuisine balinaise, à la fabrication de cerfs-volants, de batik, etc., dans une douzaine d’écoles sérieuses et peu onéreuses. N’hésitez pas à vous éloigner d’Ubud pour visiter les petits villages isolés, comme Celuk, spécialisé dans le travail de l’argent. On peut aussi randonner aux alentours d’Ubud à travers les rizières (le guide est recommandé et les tongs déconseillées) : leur couleur se rapproche du vert fluo en plein soleil ! Elles sont peuplées de serpents et de grenouilles : leur construction en terrasse offre un paysage véritablement sublime…

Outre le succulent nasi goreng, véritable plat national, on appréciera le bakmi goreng (le riz frit est remplacé par des nouilles frites) et les sates  (des petites brochettes de viande grillées au feu de bois) arrosés d’une sauce à base de cacahuètes. On dégustera un babi guglin (un cochon de lait rôti) et du bebek tutuh (un canard au miel, qui a de faux airs de canard laqué). On se régalera aussi de poissons et de crustacés (la langouste et le crabe sont franchement abordables), et de fruits, mangues, ananas, papayes, goyaves et litchis que l’on achète pour se désaltérer sur les marchés. Profitez-en pour discuter avec les Balinais, curieux et accueillants, qui n’hésitent jamais à apostropher les touristes pour engager la conversation : dari man ? mau kemana ? jalan-jalan !

Les sites cités dans ce reportage

Côte sud de Lombok Côte sud de Lombok
Côte sud de Lombok
Selongblanak
4h00
Pura Luhur Uluwatu Pura Luhur Uluwatu
Pura Luhur Uluwatu
Pecatu
1h00
Tirta Empul
Tirta Empul
Denpasar-Selatan
0h30
Pura Luhur Batukaru
Pura Luhur Batukaru
Penebel
0h30
Pura Kehen Pura Kehen
Pura Kehen
Bangli
0h30
Pura Maduwe Karang
Pura Maduwe Karang
Kubutambahan
0h30
Centre d'Ubud
Centre d'Ubud
Ubud
1h00