Sur quel spot défier les rouleaux avec son surf ? Difficile de faire son choix parmi toutes les plages mythiques jalonnant la côte Pacifique, entre San Francisco, au nord, et San Diego, à la frontière mexicaine au sud. Rapide listing, non exhaustif bien sûr…

San Francisco

Bordée par le Golden Gate Park, la plage d’Ocean Beach a la réputation d’afficher des vagues tantôt fantastiques, tantôt exécrables ! Mieux vaut être un surfeur expérimenté pour affronter les courants de cette partie de la baie de San Francisco.

 

Half Moon Bay

La plage de Mavericks, au nord de Half Moon Bay, accueille chaque hiver la plus grande compétition du monde de « Big Wave Surfing ». En janvier, les rouleaux qui se forment au large peuvent atteindre de 8 à 24 mètres de haut. Extrêmement dangereux, ils ont été fatals, en mars 2011, à l’Hawaïen Sion Milosky, « Big Wave Rider », qui commençait à peser sur la scène internationale. Dix-sept ans après la mort d’un autre champion hawaïen, Mark Foo, au même endroit
Découvert au début des années 1960, le site n’a été exploité qu’à partir de 1975 par un surfeur local, Jeff Clark, alors âgé de 17 ans. Accès difficile par la côte rocheuse, courant violent, présence de requins blancs… De quoi en refroidir plus d’un !

 

Santa Cruz

Située au nord de la baie de Monterey, l’eau y est paradoxalement plus chaude qu’au sud… Les surfeurs apprécient particulièrement la plage de Steamer’s Lane. En surplomb, le phare Mark Abbott Memorial Lighthouse abrite un musée dédié à ce sport. On y découvre des planches – de celles des anciens aux plus actuelles en matériaux high-tech, ainsi que des vidéos montrant l’évolution des styles en un siècle.
Après avoir glissé sur l’eau, on effectue des loopings d’un autre genre au Giant Dipper, des montagnes russes en bois. Datant de 1923, celles-ci sont l’emblème du Boardwalk, le plus ancien parc d’attractions de la côte, véritable monument historique.

 

Santa Barbara

Le nom de Santa Barbara a dépassé les frontières dans les années 1980 grâce au feuilleton télé... Les plages de sable blanc, bordées de palmiers, de la Riviera américaine sont aussi un paradis pour les surfeurs. La « reine de la côte » se trouve cependant 29 km plus au sud, à Rincon Beach, spot mondialement réputé le long d’un cap rocheux.

 

Malibu

Vitrine de la surf culture, c'est dans cette « Saint-Trop’ du surf » que s’est développé ce sport dans les sixties... Une plage mythique, où il faut se préparer à zigzaguer entre les planches : le Malibu Lagoon, près du ponton de la ville. Non loin, un grillage marque la limite de la plage privée où vivent quelques célébrités dans les maisons parmi les plus chères de L.A., sur pilotis, coincées entre la mer et la Pacific Coast Highway.

 

Santa Monica

Des années 1920 aux années 1950, Santa Monica était la seule plage de Californie autorisée aux Noirs. Nick Gabaldon, le premier surfeur afro-américain connu, y a appris à s’élancer sur les flots. Étudiant et lifeguard à Santa Monica, il rejoignait la plage de Malibu, distante de 20 kilomètres, à la nage sur sa planche. Il est mort en 1951 lors d’une figure, après avoir heurté le ponton de Malibu. Depuis 2008, une plaque fixée à l’angle de Bay Street et Ocean Boulevard célèbre sa mémoire.

 

Redondo Beach

La première démonstration de surf en Californie s’est déroulée dans cette station balnéaire, en 1907. Mais elle est demeurée bien moins médiatisée que celle du Duke qui, cinq ans plus tard, lançait cette discipline du côté de Los Angeles... Organisée dans le cadre d’une campagne publicitaire, elle avait eu pour vedette le surfeur irlando-hawaïen Georges Freeth. Surnommé Mercury Brown ou Mercury Bronzed, il s’installa sur la côte californienne et devint le premier lifeguard des Etats-Unis. En douze ans, il sauva plus de 78 personnes de la noyade, dont sept pêcheurs japonais, ce qui lui valut la médaille du Congrès, en 1909.

 

Huntington Beach

« Come on and safari with me (…) at Huntington and Malibu », chantaient les Beach Boys dans leur tube Surfin’ Safari, en 1962. Communément appelée Surf City, la ville accueille tous les étés des championnats du monde de surf. Sur Main Street, les magasins spécialisés se succèdent depuis des décennies. Ce berceau de la culture a son musée du surf (où voir une planche du Duke), sa statue de surfeur en bronze et, comme à Hollywood, son Surfing Walk of Fame (trottoir de la célébrité), dédié non aux acteurs mais aux étoiles de la glisse…

 

Oceanside

La station balnéaire d'Oceanside possède aussi son musée du surf. L’un des meilleurs spots se trouve près du ponton, parfait point de vue pour admirer les surfeurs !

 

San Diego

Son climat, soleil et brise toute l’année, fait de San Diego l’une des villes les plus agréables à vivre des Etats-Unis ! Première mission espagnole en Californie, fondée en 1769, elle est aujourd’hui célèbre pour son zoo et compte, parmi ses spots de surf, Pacific Beach et La Jolla, excellent reef (fond rocheux).

 

L'auteur

Mathilde Giard

Journaliste, je me suis spécialisée dans le voyage après avoir vécu en Afrique du Sud et en Allemagne. J’aime sillonner la planète, à la rencontre de ses habitants, avec autant de plaisir à découvrir un coin perdu à la porte de chez moi qu’à explorer une mégalopole au bout du monde. Toujours curieuse…

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Les sites cités dans ce reportage

Golden Gate Park Golden Gate Park
Golden Gate Park
San Francisco
1h30
Baie de San Francisco
Baie de San Francisco
San Francisco
4h00
Parc d'attractions Santa Cruz Beach Boardwalk Parc d'attractions Santa Cruz Beach Boardwalk
Parc d'attractions Santa Cruz Beach Boardwalk
Santa Cruz
4h00
Hollywood
Hollywood
Los Angeles
1h30
Zoo de San Diego Zoo de San Diego
Zoo de San Diego
San Diego
3h00